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Les revenus des influenceurs : d’où vient l’argent, et combien reste-t-il

Revenus influenceurs : découvre leurs secrets cachés !

Les montants qui circulent sur ce sujet sont presque toujours des montants facturés, jamais des revenus nets. L’écart entre les deux est considérable, et c’est tout l’objet de cet article.

D’où vient l’argent

Dans l’ordre de ce que représentent ces postes pour un compte professionnel français :

  • Les partenariats de marque — l’essentiel, de loin. Facturés à la publication, à la campagne ou au mois.
  • L’affiliation — codes promotionnels et liens, avec des commissions de 3 à 20 % selon le secteur.
  • Les produits et services propres — formation, livre, boutique, prestation de conseil. Le poste qui monte le plus vite chez les créateurs installés.
  • Les programmes de plateforme — partage publicitaire sur les formats longs, abonnements, pourboires.
  • Les droits d’image — réutilisation d’un contenu par la marque dans ses propres campagnes, facturée à part. C’est la ligne que les débutants oublient systématiquement de négocier.

Ce qu’il reste

Partons d’un compte qui facture 4 000 € sur un mois. Il faut en retirer : la commission de l’agent, quand il y en a un, de l’ordre de 15 à 25 % ; les cotisations sociales du statut choisi ; l’impôt sur le revenu ; les frais de production — matériel, déplacements, parfois un monteur ; et les produits achetés pour être testés quand ils ne sont pas offerts. Il n’est pas rare que le net disponible représente moins de la moitié du montant facturé.

S’ajoute une spécificité du métier : l’irrégularité. Un mois à 4 000 € peut être suivi de deux mois à 500 €, parce que les budgets des annonceurs sont saisonniers et que l’algorithme ne garantit rien. Les créateurs qui durent mettent de côté sur les bons mois, exactement comme les intermittents.

Le cadre légal, qui a changé

La loi du 9 juin 2023 a créé un véritable statut pour l’influence commerciale. Ce qu’elle impose : la mention explicite de tout contenu rémunéré, celle des images retouchées ou générées par intelligence artificielle, un contrat écrit au-delà d’un seuil, la désignation d’un représentant légal dans l’Union pour les créateurs établis hors de l’Espace économique européen, et la responsabilité solidaire de l’agence.

Elle interdit également la promotion de plusieurs catégories : actes de chirurgie esthétique, produits à base de nicotine, abstention thérapeutique, certains placements financiers et actifs numériques non enregistrés. Les sanctions montent à deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Ce que ça change pour les annonceurs

Beaucoup, et c’est une bonne nouvelle pour les créateurs sérieux : le marché s’est assaini, les contrats écrits se sont généralisés et les agences vérifient davantage. Un créateur qui tient ses obligations de transparence est désormais plus facile à vendre qu’un créateur qui ne les tient pas.

Mon avis

Le métier est réel et il a ses professionnels, mais il reste une distribution extrêmement inégale : une très petite minorité capte la majorité des budgets. Compter dessus comme revenu principal avant d’avoir une audience installée et plusieurs annonceurs récurrents est le calcul le plus risqué de toute cette rubrique.

Pour la mécanique par plateforme, voir les réseaux sociaux et YouTube. Pour le statut et la facturation, créer son activité. Pour la fiscalité des revenus irréguliers, argent et placements.

Ce qu'on me demande sur les influenceurs

Comment gagnent les influenceurs ?

Par les partenariats de marque en premier lieu, puis l'affiliation, les produits et services propres, les programmes de plateforme et la cession de droits d'image pour la réutilisation des contenus par la marque.

Que reste-t-il sur un montant facturé ?

Souvent moins de la moitié : commission d'agent de 15 à 25 %, cotisations sociales, impôt sur le revenu, frais de production et produits achetés pour être testés. À quoi s'ajoute une forte irrégularité d'un mois à l'autre.

Que dit la loi sur l'influence commerciale ?

La loi du 9 juin 2023 impose la mention des contenus rémunérés et des images retouchées, un contrat écrit au-delà d'un seuil et la responsabilité solidaire de l'agence. Elle interdit la promotion de la chirurgie esthétique, de la nicotine et de certains placements.

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